Des mots pour attraper les légendes qui voyagent, pour tisser les histoires et partager les contes

«Après souper, là-haut, les soirs d’hiver gelés, le doigt levé, grand-mère susurrait: le vent chante sous les anseilles, les renards se font entendre, c’est le moment de sortir le coffre à histoires...»

«Elle en a raconté: des contes, des histoires de village, de vieilles légendes qui faisaient peur. Ah qu’est-ce que c’est bon la peur quand le vent souffle au dehors et que l’on est blotti près du feu, les papilles titillées par les volutes de vapeur chocolatée qui s’échappent d’un gros pot laissé sur la table...»

«Un jour, à l’hiver naissant elle est partie plus haut, pour babiller avec les anges, en me laissant son vieux chalet, le coffre à histoires et l’envie de prendre modestement sa place pour partager, à mon tour, les contes et les légendes, de sa chère montagne...»